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La main du désert, l'œuvre d'un sculpteur chilien

6 avril 2016

Sur terre, il y a des endroits où les nuits succèdent aux jours sans que la beauté des paysages ne s'altére. C'est le cas du désert de l'Atacama, situé au Chili. Offrant une vue impressionnante, cette étendue de sable donne l'impression d'être dans un monde à part. C'est la raison pour laquelle il a acquis une certaine popularité auprès des artistes. En plein cœur de ce désert se dresse une sculpture peu commune : la main du désert. Ce monument atypique brise la monotonie du paysage par sa taille spectaculaire.

Mano del Desierto, l'œuvre d'un sculpteur chilien

Mano del Desierto, l'œuvre d'un sculpteur chilien

Cet étrange monument baptisé « Mano del Desierto » est en saillie sur le sable et est haut de 11 mètres. Apparaissant à priori comme un des vestiges d'une ancienne civilisation, c'est en réalité une sculpture récente, l'œuvre d'un sculpteur chilien du nom de Mario Irarrázabal. La main du désert a été construite au début des années 1980, avec le financement d'une organisation appelée Corporación Pro Antofagasta.

Faite à partir d'acier et de ciment, cette œuvre d'art n'a été inaugurée que le 28 mars 1992. Elle se situe plus précisément à 75 km au sud de la ville d'Antofagasta, à quelques centaines de mètres de la route qui traverse le désert du nord au sud. Depuis sa construction, la main du désert  est devenue un centre d'intérêt touristique important, attirant chaque année des milliers de visiteurs.

Une sculpture hors du commun

La main géante a été construite en plein milieu d'une étendue désertique, qui se prolonge sur plusieurs kilomètres de part et d'autre de la route panaméricaine. La première particularité de cette œuvre est son apparence : seuls les doigts de la main sont visibles, tandis que le poignet et le bras sont ensevelis sous le sable. Elle crée l'illusion que la partie restante du corps de taille colossale, est restée enterrée.

Erigée tel un bâtiment, elle est, pour l'auteur, une manière d'exprimer la tragique réalité de la condition humaine. Elle est similaire aux œuvres du sculpteur britannique Antony Gormley. Ici, Irarrázabal s'est servi de la forme humaine, comme dans plusieurs autres de ces créations. Isolé en plein cœur d'une étendue désertique, cette main  qui émerge du néant est perçue comme l'expression de l'injustice, la tristesse, la solitude et la torture. L'artiste a conçu cette main géante pour rendre hommage aux victimes du régime militaire chilien.

Bien qu'étant dans un endroit coupé du monde, sensé ne pas être perturbé par les signes d'activité humaine, la sculpture est assez fréquement la cible de graffitis, ce qui requiert un entretien régulier et un nettoyage fréquent.

La main du désert

Posted in: Culture